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des conseils pour choisir et souscrire à un contrat d’assurance vie

L’assurance-vie est un contrat régi par le Code des Assurances et souscrit par un tiers dans le but de protéger ses proches (famille) en se créant une épargne à partir de versements réguliers ou non d’une somme d’argent (capital ou rente) qui sera reversée en cas de décès, d’accident, de maladie ou de tout autre événement touchant l’assuré. Les versements peuvent être effectués quand vous avez un peu d’argent de côté (gains au tirage du Loto par exemple !) : dans ce cas, on dit qu’ils sont « libres ».
  Ils peuvent être « programmés » si vous choisissez de les verser à une date fixe (tous les mois par exemple). Quant aux retraits, on dit aussi qu’ils sont « libres » si vous avez besoin d’une somme d’argent alors que cela n’était pas prévu (voiture qui tombe en rade), et « programmés » si vous souhaitez retirer une somme fixe tous les mois (par exemple en plus de vos revenus). En cas de décès, si l’assuré décède avant la date d’échéance précisée dans le contrat d’assurance-vie, un capital peut être versé. S’il est toujours en vie après la date d’échéance, le capital n’est pas versé et les primes ne seront remboursées qu’en cas de souscription à une « contre-assurance ». Si aucune contre-assurance n’a été signée, le capital sera intégralement reversé le jour du décès de l’assuré. En cas de non-décès après l’échéance fixée dans le contrat, l’assuré reçoit un capital ou une rente viagère. S’il décède à la date d’échéance, l’assureur est en droit de garder les primes sans verser le capital (sauf en cas de contre-assurance). Si l’assuré a souscrit un contrat « mixte », le capital peut être versé soit le jour du décès de l’assuré s’il survient avant l’échéance, soit après l’échéance fixée si l’assuré est toujours en vie.
  Le contrat d’assurance-vie doit mentionner les modalités de la renonciation, la valeur du rachat du contrat, les dispositions du contrat, les noms des bénéficiaires, et la date d’échéance. En cas de résiliation du contrat d’assurance-vie, l’assuré cesse de payer : aucune action ne peut être engagée par l’assureur pour non-paiement. Le contrat d’assurance-vie comporte un avantage en terme de fiscalité : à la fin d’un contrat « en cas de survie », une part de la rente est imposable selon l’âge du bénéficiaire (donation). Au terme d’un contrat « en cas de décès », les revenus sont soumis à un prélèvement libératoire au taux de 7,5%. Sur internet, des sites de comparateur d’assurance-vie en ligne permettent aux internautes de faire le tri parmi les meilleures assurances-vie et de les mettre directement en relation avec l’assureur choisi. Ils donnent également des conseils sur les différentes sortes d’assurances (multisupport, prévoyance, retraite), des informations sur les nouveaux placements réalisables, font un comparatif entre les différentes compagnies d’assurance-maladie (AFER, AXA, CNP Assurances, Crédit Agricole, ING Direct, La Poste…). En 2005, ce sont les assurances-vie Natexis de la Banque Populaire qui ont réalisé le meilleur chiffre d’affaires : la collecte en assurance-vie a atteint un record historique de 3 milliards d’euros ! Avec la baisse des taux obligataires, le groupe de la Banque Populaire a pu baisser les taux de rendement nets de ses contrats d’assurance-vie.

La fiscalité de votre contrat d’assurance vie

La fiscalité : Les contrats d’assurance vie ont une fiscalité attractive, qu’ils soient en unités de compte ou en euros, plus longtemps vous conserverez votre placement sans faire de retraits, plus la fiscalité des gains est allégée. Les principales règles fiscales qui régissent le contrat d’assurance vie : En cas de retrait partiel ou total :

Si le contrat a été souscrit après le 26 septembre 1997, deux options sont envisageables :

• Les intérêts de la somme retirée seront intégrés à la déclaration des revenus de l’année, puis soumis au barème de l’impôt (tranche marginale d’imposition.

• Le souscripteur peut opter pour le prélèvement libératoire forfaitaire :
 si le contrat a moins de 4 ans : les intérêts seront taxés à hauteur de 35%
 si le contrat a entre 4 et 8 ans : les intérêts seront taxés à hauteur de 15%
 si le contrat a plus de 8 ans : les intérêts seront taxés à hauteur de 7,5%.

Sur ces 7,5%, il existe un abattement sur les intérêts de 9.200 euros pour un couple et 4.600 euros pour un célibataire.

Dans tous les cas, le rendement annuel des contrats en euros est assujetti à 11% de prélèvements sociaux. Pour les contrats multi supports, les prélèvements sociaux sont à payer lors des retraits.

En cas de sortie en rente viagère :

 Si l’âge à la souscription du contrat est < à 50 ans : 70% de la rente viagère versée est soumise à l’impôt sur le revenu.

 entre 50 et 59 ans : 50% de la rente viagère versée est soumise à l’impôt sur le revenu.

 entre 60 à 69 ans : 40% de la rente viagère versée est soumise à l’impôt sur le revenu.

 au-delà de70 ans : 30% de la rente est soumise à l’IR.

Dans tous les cas, la rente viagère est sujette aux prélèvements sociaux de 11%.

En cas de décès avant le terme du contrat :

Si le contrat a été souscrit après le 13 octobre 1998 :

 Pour les primes versées avant les 70 ans du souscripteur : chaque bénéficiaire profite d’un abattement de 152.500 euros sur le capital transmis (versements + intérêts), le reste est taxé à un taux de 20%.

 Pour les primes versées après les 70 ans de l’assuré : les intérêts sont exonérés d’impôt, le capital est imposé aux droits de succession après un abattement de 30.500 euros tous contrats confondus.

Dans tous les cas, le capital décès n’est pas assujetti aux prélèvements sociaux.

Des familles de contrat d’Assurance Vie

L’assurance vie est le placement financier préféré des Français, pas en nombre de contrat assurance vie ouverts, mais en terme de dépôts présent sur les contrats assurance vie. En effet, plus de 22 millions de contrats assurance vie sont aujourd’hui ouverts en France.
 Et pour le Contrat Assurance Vie : il y a des différentes familles de contrat.
 1,Contrat Assurance Vie
Multisupport : Les sommes versées sur un contrat assurance vie multisupport
peuvent être investies dans des actifs financiers de tout type (le plus
souvent ce sont des SICAV ou des FCP). C’est l’assureur qui détermine les
supports utilisables sur lecontrat assurance vie qu’il propose. Sur ce type
de supports, l’investissement n’est généralement pas garanti, mais le rendement
peut être largement supérieur à celui d’un fonds €uros (monétaire, sans
risque pour le capital investi). A noter, que le fonds €uros peut être également
présent sur un contrat assurance vie multisupport.
2,Contrat Assurance Vie Monosupport
: Les sommes versées dans un contrat assurance vie en euros sont garanties
par l’assureur : elles ne peuvent pas baisser et sont revalorisées chaque
année d’un pourcentage fixe (composé d’un taux minimum garanti connu d’avance
et d’un taux variable déterminé au début de l’année suivante). En contrepartie
de cette sécurité, les gains sont généralement limités.
3,Contrat Assurance Vie
NSK : Ce contrat assurance vie remplace l’ancien contrat DSK, lancé
en 1998, qui ne peut plus être souscrit, mais seulement alimenté
par leurs détenteurs. Ces contrats assurance vie multisupports doivent
être constitués d’au moins 30% d’actions ou titres assimilés
dont 10% de titres dits risqués et 5% de titres non cotés.
Les contrats assurance vie de moins de 2 ans pourront également être
transformés en contrats NSK

4,Les contrats de type “Capital Différé avec Contre Assurance” (CDCA) La formule de contrats d’Assurance Vie la plus répandue est le Capital Différé avec Contre Assurance (CDCA). Un terme bien compliqué pour un fonctionnement somme toute très simple.
Décomposons ce terme afin de comprendre le fonctionnement d’un tel contrat.
Capital Différé : ce terme indique que le contrat a pour vocation de faire fructifier un capital qui sera versé à la fin d’une durée déterminée (la durée du contrat, choisie par le souscripteur lui-même).
Contre Assurance : afin d’être plus précis, il s’agit d’une contre assurance en cas de décès. C’est-à-dire que si le souscripteur décède pendant la durée du contrat, le capital acquis sera immédiatement versé au(x) bénéficiaire(s) désignés par ce même souscripteur, sans avoir donc à attendre l’échéance du contrat. La contre assurance en cas de décès entraîne une conséquence : si le capital est disponible en cas de décès, alors il va l’être aussi en cas de vie. C’est-à-dire que le souscripteur pourra, à tout moment, effectuer un rachat partiel ou total de son contrat.

La majeure partie des contrats d’Assurance Vie actuels sont des CDCA.

Ils se répartissent en 2 grandes familles :

les contrats monosupport en Euros
les contrats multisupport en Unités de Compte (UC)

Les contrats Multisupport en Unités de Compte (UC)
Ces contrats sont de vrais « réceptacles » à fonds d’investissement. En effet, ces contrats vont permettre au souscripteur d’investir ou de répartir son épargne entre différents fonds d’investissement variés. On y retrouvera un fonds en Euros, mais aussi des fonds composées d’obligations, d’actions, de valeurs immobilières, monétaires, etc… Le choix d’investissement est donc vaste pour le souscripteur qui veillera toujours à adapter le choix de ses supports avec son objectif ou son projet.
Le contrat multisupport en UC permet au souscripteur de modifier la répartition de son épargne entre les différents fonds du contrat, via la faculté d’arbitrage prévue au contrat. Ceci permet, entre autre, de jouer les rebonds des marchés actions ou d’adapter son investissement en fonction de l’évolution de ses objectifs financiers en cours de contrat.

Comment choisir l’assurance vie

  Comment choisir votre contrat d’assurance vie ?
  l’assurance vie, c’est bien connu, l’assurance vie est le placement préféré des Français. Logique, cet outil d’épargne dispose de nombreux atouts. Encore faut-il disposer d’un bon contrat. Il en existe des centaines sur le marché, qui sont loin de tous se valoir. Voici les huit critères qui vous aideront à trier le bon grain de l’ivraie. Imparable.
  
D’abord, il faut choisir un contrat adapté à votre objectif

  Il existe deux types de contrats en assurance vie. On trouve des contrats monosupports en euros (ex-contrats en francs) qui, par définition, ne comprennent qu’un seul support financier, essentiellement investi en obligations d’Etat. Avec ce type de contrat, le capital versé est garanti, les intérêts obtenus sont définitivement acquis, et le contrat bénéficie chaque année d’un taux minimum garanti par l’assureur. Objectif affiché du contrat en euros : la sécurité du capital et un rendement régulier dans le temps (en moyenne 4,5 % en 2002).

Autre type de contrat : le multisupport qui comprend à la fois un support en euros identique à celui du contrat en euros, mais aussi des supports financiers investis en actions, obligations ou titres immobiliers, dont la valeur varie au gré des marchés financiers. Hausse, baisse… Ce choix de contrat est décisif, ne faîtes pas erreur sur la marchandise. Sans oublier qu’on peut souscrire autant de contrats que l’on veut.

De la souplesse avant tout

  Un bon contrat d’assurance vie n’entrave pas votre liberté d’épargnant. Concrètement, le sésame se nomme le “contrat à versements libres” qui permet aussi d’effectuer des versements réguliers (dits “programmés” dans le jargon), avec la possibilité de les arrêter et reprendre quand bon vous semble. Cette liberté, c’est aussi le montant de versement minimum exigé par l’assureur, à l’ouverture et en cours de route. Il doit être en adéquation avec vos possibilités financières, sachant que certains contrats s’ouvrent avec moins de 100 euros.

Autre point clé, votre contrat doit autoriser les rachats partiels sans pénalité et les avances. Enfin, concernant les contrats multisupports, les conditions d’arbitrage doivent être le plus souple possible. Gare aux restrictions dans certains contrats. Seule la lecture des documents contractuels vous éclairera sur tous ces points.

Et il y a 4 critères permettant de mieux choisir votre contrat:
1,Frais de gestion
  Les frais de gestion sont importants : ils sont déduits de votre placement généralement chaque année, sur le montant de votre placement. Ces frais viennent donc réduire la rémunération de votre placement.

2,Frais sur les versements
  Les frais sur les versements sont les plus importants. C’est en effet une déduction directe de votre versement. Des frais de versement à 3% signifie que sur 1000 €uros versés, seulement 970 €uros seront placés… difficile d’avoir un bon rendement dans ces conditions… dés la première année… De plus en plus fréquemment, les assurances vien appelées nouvelle génération, car en ligne sur Internet, proposent des contrats assurance vie sans frais sur les versements. Ces contrats ont de loin notre préférence. 

3,Frais d’arbitrage
  Les frais d’arbitrages vous seront comptés lorsque vous changerez de supports ou unités de compte. Vous décidez de vendre un fonds pour en achter un autre… dans ce cas, vous paierez des frais d’arbitrages. A vous de connaître la fréquence d’arbitrage que vous souhaitez effectuer…

4,Fonds en €uros
  Comme tout épargnant averti, vous n’allez pas investir tout votre capital sur un fonds à risque. Le placement garanti passe par un fonds monétaire appelé fonds €uros. Certes, son taux de rémunération est assez faible, mais les sommes placées sur ce fonds ne peuvent pas perdre de la valeur. Il est donc important de vérifier que le fonds €uros de votre contrat d’assurance vie soit accessible : peu de frais et un rendement honarable par rapport à la concurrence. Sachez que les frais viennent en déduction du rendement… donc n’allez pas vers les fonds €uros proposant le plus fort rendement sans avoir au préalable retirer les frais…
Tous les calculs le montrent, les frais jouent le rôle le plus important sur la performance d’un placement sur le fonds €uros d’un contrat assurance vie.

Assurance vie-Pour les familles-2

ASTUCIEUSE pour transmettre davantage à son conjoint
” Avec l’assurance-vie, on peut augmenter le patrimoine transmis au conjoint, en lui donnant davantage que ce à quoi il a normalement droit. Avec une limite cependant : les primes versées ne doivent pas être excessives par rapport au patrimoine du défunt, l’assurance-vie n’ayant pas pour vocation de vider la succession de sa substance “, explique Gaultier Lauriau, directeur de la cellule patrimoniale chez Aviva. ” Si l’assurance-vie est souscrite avant soixante-dix ans et si l’assuré est en bonne santé, nous estimons qu’il peut donner jusqu’à 50 % de son patrimoine par ce canal à son conjoint survivant “, poursuit-il. Dans la simulation ci-dessous, réalisée par Aviva, cela fait plus que doubler la part du conjoint, qui passe de 90.000 euros à 240.000 euros.

·Supposons un couple marié avec deux enfants. Le mari dispose d’un patrimoine propre de 360.000 euros.
1/ Si la succession n’a pas été préparée.

Au décès de monsieur, madame peut recevoir en pleine propriété un quart (sauf option pour l’usufruit total) de l’actif successoral, soit 90.000 euros.

2/ S’il existe une donation entre époux.

Au décès de monsieur, madame peut recevoir en pleine propriété un tiers de l’actif successoral, soit 120.000 euros.
3/ S’il y a une donation entre époux et une assurance-vie.

Il existe une donation entre époux et monsieur a versé 180.000 euros sur un contrat d’assurance-vie. Ce dernier étant ” hors succession “, l’actif successoral passe de 360.000 à 180.000 euros. Madame peut recevoir : les capitaux de l’assurance-vie (180.000 euros) et le tiers de l’actif successoral (60.000 euros), soit 240.000 euros.
POSSIBLE pour cotiser après soixante-dix ans

Les primes versées sur un contrat d’assurance-vie après soixante-dix ans, sont soumises aux droits de succession, au-delà d’un abattement unique de 30.500 euros à partager entre tous les bénéficiaires - seules les primes sont éventuellement taxables, les revenus ou produits du contrat ne le sont pas. Avec la loi Tepa, les personnes nouvellement exonérées de droits de succession (conjoint, partenaire de pacs ou frères et soeurs cohabitant) ne supportent plus aucune fiscalité sur les sommes reçues, qu’elles aient ou non été versées après soixante-dix ans. Surtout, l’abattement de 30.500 euros à partager entre les différents bénéficiaires, ne l’est désormais plus qu’entre ceux qui sont imposables. Si le conjoint et les deux enfants par exemple sont bénéficiaires, l’abattement ne se partage plus en trois comme par le passé, mais en deux : au profit des deux enfants seulement. ” C’est une très bonne chose, cette nouvelle règle augmente la part d’abattement des bénéficiaires non exonérés et diminue en conséquence les droits qu’ils ont à payer “, fait valoir Christine Valence, ingénieur patrimonial chez BNP Paribas Banque Privée.

Assurance vie-Pour les familles-1

Pour tous les décès survenus depuis le 22 août 2007, les droits de succession ont purement et simplement été supprimés pour le conjoint, le partenaire de pacs et les frères et soeurs cohabitant. Pour ne pas pénaliser l’assurance-vie, ces mêmes personnes ont été exonérées de taxes normalement dues sur les capitaux-décès. Pour elles, la taxe de 20 % au-delà de l’abattement de 152.500 euros par bénéficiaire disparaît. De plus, les droits de succession normalement dus sur les primes versées après soixante-dix ans et qui excèdent 30.500 euros (pour la communauté des bénéficiaires, voir ci-dessous) sont également supprimés pour les conjoints, les pacsés ou les frères et soeurs cohabitant. Sur le plan purement fiscal, l’assurance-vie ne présente donc pas d’intérêt particulier pour les couples mariés ou pacsés (mais elle conserve son attrait juridique.

INDISPENSABLE pour les enfants au-delà de 150.000 euros
Les enfants, eux, ne paient désormais des droits de succession qu’au-delà d’un abattement réévalué à 151.950 euros au 1er janvier 2008 (150.000 euros depuis le 22 août 2007 et 50.000 euros avant). Pour les petites successions et tant que la part de chacun des descendants est inférieure à ce nouveau seuil, l’assurance-vie est neutre. En revanche, dès que les sommes à transmettre dépassent 151.950 euros par enfant, il est alors indispensable de souscrire à leur profit un contrat d’assurance-vie, pour qu’ils profitent simultanément de l’abattement des droits de succession (151.950 euros) et de celui de l’assurance-vie (152.500 euros). Chaque enfant pourra alors recevoir 304.450 euros en totale franchise d’impôt. Plus la succession est importante, plus l’assurance-vie redevient intéressante. ” A partir de 526.762euros de part taxable par enfant, le taux d’imposition passe de 20 % à 30 % en matière successorale, contre un taux fixe de 20 % en assurance-vie… “, fait valoir Philippe Baillot, directeur de BRED Banque Privée.

IRREMPLAÇABLE pour tous les autres
L’assurance-vie reste fiscalement imbattable pour tous les autres bénéficiaires. ” Concubin, petits-enfants, frères et soeurs, neveux, nièces, personnes sans lien de parenté avec le défunt. Bref, pour tous ceux qui bénéficient d’abattements successoraux dérisoires au regard de celui de l’assurance-vie et, au-delà, d’un barème d’imposition plus élevé que les 20 % pratiqués en assurance-vie “, note Gaultier Lauriau, directeur de la cellule patrimoniale chez Aviva. ” Pour 200.000 euros transmis à un non-parent - à un concubin par exemple -, celui-ci devra payer des droits de succession à hauteur de 119.042 euros, contre une taxation plus modeste de 9.500 euros seulement dans le cadre de l’assurance-vie… “, calcule Xavier Blanc-Bernard, juriste patrimonial chez Robeco Banque.

INÉGALABLE pour répartir librement son patrimoine
Attention aux confusions ! Ce n’est pas parce que les conjoints, les partenaires de pacs ou les frères et soeurs cohabitant sont désormais exonérés de droits de succession qu’ils peuvent recevoir davantage. Juridiquement, le partenaire d’un pacs n’est pas un héritier. Pas davantage qu’un concubin, qui lui, en plus, ne dispose d’aucune exonération fiscale. Pour qu’ils puissent recevoir tout ou partie de la succession, celle-ci doit être préparée et un testament doit être rédigé en leur faveur. Plutôt que de céder à ces formalités très solennelles et parfois impressionnantes, certains préféreront souscrire une assurance-vie. Ce sera beaucoup plus simple en termes de formalités et il suffira de désigner le concubin ou le partenaire de pacs comme bénéficiaire. Le raisonnement est le même si l’assuré souhaite avantager ses petits-enfants, ses frères et soeurs, neveux, nièces ou toutes les personnes sans lien de parenté avec lui.

C’est la raison pour laquelle l’assurance-vie garde tout son attrait.
Elle bénéficie en effet d’un régime juridique bien particulier : ” Elle est hors succession. ” Elle n’est pas prise en compte dans le calcul des biens du défunt, soumis ensuite à partage. Elle permet donc de sortir des biens de la masse successorale, pour les répartir librement et sans avoir à respecter les règles et autres quotas successoraux, notamment pour transmettre davantage à des héritiers ou à des personnes qui n’ont aucun droit comme des tiers ou des concubins.

Assurance-vie : Combien peut-on transmettre ?la fin des “acceptations sauvages” qui bloquaient le contrat

Tout dépend à qui on donne. Si c’est à ses héritiers légaux, la voie est libre. Sinon, et surtout s’il s’agit de grosses sommes, attention aux contentieux. D’autant qu’il n’existe pas de montant forfaitaire prédéfini. Ni la loi, ni les tribunaux, ni les ministres de l’Economie successifs - qui sont pourtant régulièrement interrogés sur ce thème par le biais des questions au gouvernement -, n’ont avancé de montant précis. Chaque cas est unique, disent les professionnels. Tout dépend de la situation de famille et de fortune du souscripteur.

« Le contrat d’assurance-vie permet de gratifier au-delà de la quotité disponible ordinaire ou spéciale entre époux », fait valoir, Me Martine Blanck-Dap, avocat associé chez Lefèvre Pelletier & Associés. « L’assurance-vie étant hors succession, les règles de la réserve ou de la quotité disponible ne s’appliquent pas. Il est possible par exemple d’amputer une part de la réserve des enfants pour la donner via l’assurance-vie au conjoint survivant, qui, du coup, recevra davantage que ce à quoi il aurait normalement eu droit. Avec une limite cependant, celle de la règle dite des primes manifestement exagérées », confirme Arlette Darmon, notaire associé au groupe Monassier.

Pour éviter le contournement systématique des règles successorales, le législateur a en effet prévu des garde-fous : les sommes versées sur le contrat d’assurance-vie ne doivent pas être « manifestement exagérées » au regard des facultés du souscripteur, sinon elles peuvent être réintégrées à la succession. Cette règle ne s’applique pas automatiquement : les héritiers qui se sentiraient lésés doivent saisir les juges qui décident du caractère exagéré ou non des primes versées.

Avec la loi du 17 décembre 2007, l’assuré garde dans tous les cas la main sur son contrat d’assurance-vie. Plus personne ne peut, et surtout pas le bénéficiaire désigné, l’empęcher d’utiliser son contrat, de retirer des sommes ou de demander des avances.
C’est un verrou qui saute. Un des ces mécanismes dont on ne voyait plus trčs bien l’utilité et qui pouvait męme mettre l’opération d’assurance en péril : la possibilité pour le bénéficiaire d’un contrat d’assurance-vie d’accepter le contrat derričre le dos de l’assuré. Tout bénéficiaire désigné a en effet la possibilité légale d’accepter le contrat, généralement par l’envoi d’un courrier ŕ l’assureur. Jusqu’alors, personne n’informait l’assuré de cette acceptation qui pourtant avait pour lui de lourdes conséquences : il ne pouvait plus changer de bénéficiaire. Pire, l’assuré ne pouvait plus alors utiliser librement son contrat, en retirer des fonds ou demander des avances ŕ l’assureur, sans l’accord exprčs du bénéficiaire. En clair, et en cas de mauvaise entente, l’assuré était purement et simplement dépossédé de son contrat et prisonnier de la bonne volonté du bénéficiaire !

Quand tout allait bien dans les familles, le bénéficiaire qui acceptait une assurance-vie ouverte ŕ son profit le faisait avec l’assentiment du souscripteur. Mais tout pouvait se gâter. ” Les acceptations faites dans le dos du souscripteur sont souvent le fait de conjoints pręts ŕ divorcer (pour bloquer ŕ son profit, l’assurance-vie de l’autre) ou d’enfants qui jugeant leurs parents trop dépensiers, bloquent ainsi les possibilités de retraits et d’utilisation du contrat par leurs aînés “, explique Gaultier Lauriau, directeur de la cellule patrimoniale chez Aviva. ” Des acceptations sauvages, en somme “, confirme maître Arlette Darmon, notaire ŕ Paris au Groupe Monassier. Il est naturellement des cas oů l’acceptation du bénéfice est utile, notamment pour protéger la personne âgée qui perdant un peu la tęte et risque de se faire abuser par des tiers malveillants.

Le sort des rachats et des avances est scellé

La loi du 17 décembre 2007 (1) est venue mettre fin ŕ ces acceptations indésirées, qui souvent obligeaient le souscripteur ŕ tenir sa clause bénéficiaire secrčte et qui du coup pouvaient poser des problčmes en cas de décčs pour retrouver … les bénéficiaires justement ! L’acceptation du bénéfice d’un contrat doit désormais ętre faite via un avenant tripartite signé par l’assureur, le bénéficiaire et le souscripteur. Du coup, ce dernier est non seulement informé de la volonté du bénéficiaire, mais aussi peut-il s’y opposer, en ne se présentant pas au rendez-vous par exemple ou en refusant de signer.

S’il s’y oppose, il garde la main sur son contrat : possibilité de changer de bénéficiaire, de faire des retraits ou de demander des avances ŕ l’assureur. S’il accepte, la loi, mettant fin ŕ une jurisprudence changeante, en précise désormais trčs exactement les conséquences : le rachat, l’avance ou le nantissement du contrat (pour garantir un pręt par exemple) ne sont possibles qu’avec l’accord du bénéficiaire. Cette nouvelle procédure s’applique aux contrats ouverts aprčs le 18 décembre 2007 et ŕ tous ceux, plus anciens, qui n’ont pas encore été acceptés par le bénéficiaire.

(1) loi du 17 décembre 2007 ” permettant la recherche des bénéficiaires des contrats d’assurance sur la vie non réclamés et garantissant les droits des assurés “, JO du 18 décembre.

FISCALITE d’ASSURANCE VIE EN EUROS

Les prélèvements sociaux de 11% s’appliquent sur les gains du contrat chaque année pour un monosupport en euros et seulement en cas de retrait pour le fonds en euros d’un multisupport.
En outre, l’assureur retient 35% d’impôt sur la part des intérêts, en cas de retrait avant quatre ans, et 15% entre quatre et huit ans. Si vous optez pour une rente, seule une partie sera imposable, selon l’âge où vous commencez à la toucher: 70% avant 50 ans et 30% dès 70 ans.

Réforme des contrats d’ASSURANCE VIE en euros

1. De quoi s’agit-il?
La loi Breton au titre de l’amendement Fourgous du 26 juillet 2005 prévoit la possibilité de transformer des assurances vie monosupports en euros en contrats multisupports, tout en conservant l’antériorité fiscale de la souscription initiale. L’objectif du législateur est d’encourager les Français à investir en actions afin de soutenir les entreprises.

2. Quel est l’intérêt?
Le premier intérêt est d’échapper au paiement des prélèvements sociaux de 11%. Ces derniers sont pris chaque année sur les gains des monosupports en euros, alors qu’ils ne sont appliqués qu’en cas de retrait sur les multisupports. Le second intérêt est d’améliorer la performance de votre assurance vie. Plutôt que d’investir sur un unique fonds en euros dont le rendement va baisser, il sera possible de diversifier votre placement sur des fonds boursiers avec des perspectives plus dynamiques.

3. Est-ce obligatoire?
Non, l’assureur vous proposera cette transformation, vous pourrez la refuser. Si vous l’acceptez, vous serez obligé de placer une partie significative de votre capital (20%) sur les fonds boursiers en unités de compte.

4. Restez attentif
Lisez bien la proposition de votre assureur. Elle pourrait inclure aussi d’autres modifications moins favorables (hausse des frais par exemple). De plus, n’acceptez la transformation ou le transfert de votre contrat que si vous êtes prêt à assumer une dose de risque.

ASSURANCE VIE EN EUROS

BON POUR gagner de l’argent sans prendre de risques et payer moins d’impôts.
À qui s’adresse le contrat d’assurance vie en euros?
À tous les épargnants qui désirent valoriser leur capital, préparer leur retraite ou leur succession. Avec les contrats monosupports en euros ou les fonds en euros des contrats multisupports, vous ne pouvez pas perdre d’argent. L’assureur vous garantit un rendement minimal et les intérêts versés chaque année restent acquis grâce à l’effet de «cliquet».

Combien rapporte-t-il?
Le rendement des fonds en euros dépend des emprunts d’État qu’achète l’assureur pour placer votre argent. En 2006, les bons contrats ont rapporté entre 4,5 et 5% net de frais. Ces rendements sont toutefois plus réguliers que ceux des obligations, car les assureurs mettent de l’argent en réserve les bonnes années pour améliorer leur taux.

Combien peut-on y placer?
La loi ne prévoit pas de limite aux versements. Mais attention, vous ne devez pas placer des sommes exagérément élevées dans le seul but d’éviter l’impôt, ou de contourner les droits des héritiers. Ce qui constituerait un abus de droit. Ainsi, dans le cas d’un épargnant très âgé ou en mauvaise santé qui décède peu de temps après la souscription, il peut y avoir contestation. De même, pour celui qui a voulu déshériter son enfant (lire Le Revenu n° 650S, janvier 2002, p. 11)

L’assurance vie est-elle en dehors de la succession?
Oui, la Cour de cassation a consolidé le statut de l’assurance vie dans quatre arrêts du 23 novembre 2004 (lire Le Revenu de mars 2005, p. 32). Dès lors que les effets du contrat dépendent de la durée de la vie humaine, il s’agit bien d’un contrat d’assurance, et non d’un simple produit d’épargne, même s’il utilise les mêmes techniques financières. Bref, le contrat d’assurance ne fait pas partie de la succession de l’assuré.

Peut-on disposer de son argent?
Vous pouvez le retirer à tout moment mais, avant huit ans, vous paierez plus d’impôts sur les gains (lire l’encadré, p. 13). Pour obtenir de l’argent avant l’échéance sans impôts, vous pouvez demander une avance que vous rembourserez comme un emprunt avec un taux d’intérêt. Vous disposerez le plus souvent de trois ans pour le rembourser.

Quels sont les frais liés à ces contrats?
Les frais sur versements vont de 0 à 4,5% du montant déposé. Les frais de gestion, pris sur l’ensemble de l’épargne, ne doivent pas dépasser 1% par an pour un bon contrat. Fuyez les contrats à frais précomptés, car les versements de la première année, voire davantage, ne servent à payer que les frais.

Que faire d’un contrat en euros au bout de huit ans?
À la fin de ces huit années,vous pouvez retirer une partie ou la totalité de votre argent sans impôts dans la plupart des cas, hormis 11% de prélèvements sociaux. Vous pouvez aussi demander à votre assureur de vous verser une rente à vie, mais vous abandonnez alors votre capital. Cette rente est partiellement imposable, en fonction de votre âge.

Les contrats d’assurance vie en euros et les fonds en euros des contrats multisupports restent les produits d’épargne sans risques les plus rentables. Mais la baisse de leur rendement est à prévoir dans les années à venir. Il faut donc être très vigilant à propos des frais sur versements.