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des conseils pour choisir et souscrire à un contrat d’assurance vie

L’assurance-vie est un contrat régi par le Code des Assurances et souscrit par un tiers dans le but de protéger ses proches (famille) en se créant une épargne à partir de versements réguliers ou non d’une somme d’argent (capital ou rente) qui sera reversée en cas de décès, d’accident, de maladie ou de tout autre événement touchant l’assuré. Les versements peuvent être effectués quand vous avez un peu d’argent de côté (gains au tirage du Loto par exemple !) : dans ce cas, on dit qu’ils sont « libres ».
  Ils peuvent être « programmés » si vous choisissez de les verser à une date fixe (tous les mois par exemple). Quant aux retraits, on dit aussi qu’ils sont « libres » si vous avez besoin d’une somme d’argent alors que cela n’était pas prévu (voiture qui tombe en rade), et « programmés » si vous souhaitez retirer une somme fixe tous les mois (par exemple en plus de vos revenus). En cas de décès, si l’assuré décède avant la date d’échéance précisée dans le contrat d’assurance-vie, un capital peut être versé. S’il est toujours en vie après la date d’échéance, le capital n’est pas versé et les primes ne seront remboursées qu’en cas de souscription à une « contre-assurance ». Si aucune contre-assurance n’a été signée, le capital sera intégralement reversé le jour du décès de l’assuré. En cas de non-décès après l’échéance fixée dans le contrat, l’assuré reçoit un capital ou une rente viagère. S’il décède à la date d’échéance, l’assureur est en droit de garder les primes sans verser le capital (sauf en cas de contre-assurance). Si l’assuré a souscrit un contrat « mixte », le capital peut être versé soit le jour du décès de l’assuré s’il survient avant l’échéance, soit après l’échéance fixée si l’assuré est toujours en vie.
  Le contrat d’assurance-vie doit mentionner les modalités de la renonciation, la valeur du rachat du contrat, les dispositions du contrat, les noms des bénéficiaires, et la date d’échéance. En cas de résiliation du contrat d’assurance-vie, l’assuré cesse de payer : aucune action ne peut être engagée par l’assureur pour non-paiement. Le contrat d’assurance-vie comporte un avantage en terme de fiscalité : à la fin d’un contrat « en cas de survie », une part de la rente est imposable selon l’âge du bénéficiaire (donation). Au terme d’un contrat « en cas de décès », les revenus sont soumis à un prélèvement libératoire au taux de 7,5%. Sur internet, des sites de comparateur d’assurance-vie en ligne permettent aux internautes de faire le tri parmi les meilleures assurances-vie et de les mettre directement en relation avec l’assureur choisi. Ils donnent également des conseils sur les différentes sortes d’assurances (multisupport, prévoyance, retraite), des informations sur les nouveaux placements réalisables, font un comparatif entre les différentes compagnies d’assurance-maladie (AFER, AXA, CNP Assurances, Crédit Agricole, ING Direct, La Poste…). En 2005, ce sont les assurances-vie Natexis de la Banque Populaire qui ont réalisé le meilleur chiffre d’affaires : la collecte en assurance-vie a atteint un record historique de 3 milliards d’euros ! Avec la baisse des taux obligataires, le groupe de la Banque Populaire a pu baisser les taux de rendement nets de ses contrats d’assurance-vie.

La fiscalité de votre contrat d’assurance vie

La fiscalité : Les contrats d’assurance vie ont une fiscalité attractive, qu’ils soient en unités de compte ou en euros, plus longtemps vous conserverez votre placement sans faire de retraits, plus la fiscalité des gains est allégée. Les principales règles fiscales qui régissent le contrat d’assurance vie : En cas de retrait partiel ou total :

Si le contrat a été souscrit après le 26 septembre 1997, deux options sont envisageables :

• Les intérêts de la somme retirée seront intégrés à la déclaration des revenus de l’année, puis soumis au barème de l’impôt (tranche marginale d’imposition.

• Le souscripteur peut opter pour le prélèvement libératoire forfaitaire :
 si le contrat a moins de 4 ans : les intérêts seront taxés à hauteur de 35%
 si le contrat a entre 4 et 8 ans : les intérêts seront taxés à hauteur de 15%
 si le contrat a plus de 8 ans : les intérêts seront taxés à hauteur de 7,5%.

Sur ces 7,5%, il existe un abattement sur les intérêts de 9.200 euros pour un couple et 4.600 euros pour un célibataire.

Dans tous les cas, le rendement annuel des contrats en euros est assujetti à 11% de prélèvements sociaux. Pour les contrats multi supports, les prélèvements sociaux sont à payer lors des retraits.

En cas de sortie en rente viagère :

 Si l’âge à la souscription du contrat est < à 50 ans : 70% de la rente viagère versée est soumise à l’impôt sur le revenu.

 entre 50 et 59 ans : 50% de la rente viagère versée est soumise à l’impôt sur le revenu.

 entre 60 à 69 ans : 40% de la rente viagère versée est soumise à l’impôt sur le revenu.

 au-delà de70 ans : 30% de la rente est soumise à l’IR.

Dans tous les cas, la rente viagère est sujette aux prélèvements sociaux de 11%.

En cas de décès avant le terme du contrat :

Si le contrat a été souscrit après le 13 octobre 1998 :

 Pour les primes versées avant les 70 ans du souscripteur : chaque bénéficiaire profite d’un abattement de 152.500 euros sur le capital transmis (versements + intérêts), le reste est taxé à un taux de 20%.

 Pour les primes versées après les 70 ans de l’assuré : les intérêts sont exonérés d’impôt, le capital est imposé aux droits de succession après un abattement de 30.500 euros tous contrats confondus.

Dans tous les cas, le capital décès n’est pas assujetti aux prélèvements sociaux.

Des familles de contrat d’Assurance Vie

L’assurance vie est le placement financier préféré des Français, pas en nombre de contrat assurance vie ouverts, mais en terme de dépôts présent sur les contrats assurance vie. En effet, plus de 22 millions de contrats assurance vie sont aujourd’hui ouverts en France.
 Et pour le Contrat Assurance Vie : il y a des différentes familles de contrat.
 1,Contrat Assurance Vie
Multisupport : Les sommes versées sur un contrat assurance vie multisupport
peuvent être investies dans des actifs financiers de tout type (le plus
souvent ce sont des SICAV ou des FCP). C’est l’assureur qui détermine les
supports utilisables sur lecontrat assurance vie qu’il propose. Sur ce type
de supports, l’investissement n’est généralement pas garanti, mais le rendement
peut être largement supérieur à celui d’un fonds €uros (monétaire, sans
risque pour le capital investi). A noter, que le fonds €uros peut être également
présent sur un contrat assurance vie multisupport.
2,Contrat Assurance Vie Monosupport
: Les sommes versées dans un contrat assurance vie en euros sont garanties
par l’assureur : elles ne peuvent pas baisser et sont revalorisées chaque
année d’un pourcentage fixe (composé d’un taux minimum garanti connu d’avance
et d’un taux variable déterminé au début de l’année suivante). En contrepartie
de cette sécurité, les gains sont généralement limités.
3,Contrat Assurance Vie
NSK : Ce contrat assurance vie remplace l’ancien contrat DSK, lancé
en 1998, qui ne peut plus être souscrit, mais seulement alimenté
par leurs détenteurs. Ces contrats assurance vie multisupports doivent
être constitués d’au moins 30% d’actions ou titres assimilés
dont 10% de titres dits risqués et 5% de titres non cotés.
Les contrats assurance vie de moins de 2 ans pourront également être
transformés en contrats NSK

4,Les contrats de type “Capital Différé avec Contre Assurance” (CDCA) La formule de contrats d’Assurance Vie la plus répandue est le Capital Différé avec Contre Assurance (CDCA). Un terme bien compliqué pour un fonctionnement somme toute très simple.
Décomposons ce terme afin de comprendre le fonctionnement d’un tel contrat.
Capital Différé : ce terme indique que le contrat a pour vocation de faire fructifier un capital qui sera versé à la fin d’une durée déterminée (la durée du contrat, choisie par le souscripteur lui-même).
Contre Assurance : afin d’être plus précis, il s’agit d’une contre assurance en cas de décès. C’est-à-dire que si le souscripteur décède pendant la durée du contrat, le capital acquis sera immédiatement versé au(x) bénéficiaire(s) désignés par ce même souscripteur, sans avoir donc à attendre l’échéance du contrat. La contre assurance en cas de décès entraîne une conséquence : si le capital est disponible en cas de décès, alors il va l’être aussi en cas de vie. C’est-à-dire que le souscripteur pourra, à tout moment, effectuer un rachat partiel ou total de son contrat.

La majeure partie des contrats d’Assurance Vie actuels sont des CDCA.

Ils se répartissent en 2 grandes familles :

les contrats monosupport en Euros
les contrats multisupport en Unités de Compte (UC)

Les contrats Multisupport en Unités de Compte (UC)
Ces contrats sont de vrais « réceptacles » à fonds d’investissement. En effet, ces contrats vont permettre au souscripteur d’investir ou de répartir son épargne entre différents fonds d’investissement variés. On y retrouvera un fonds en Euros, mais aussi des fonds composées d’obligations, d’actions, de valeurs immobilières, monétaires, etc… Le choix d’investissement est donc vaste pour le souscripteur qui veillera toujours à adapter le choix de ses supports avec son objectif ou son projet.
Le contrat multisupport en UC permet au souscripteur de modifier la répartition de son épargne entre les différents fonds du contrat, via la faculté d’arbitrage prévue au contrat. Ceci permet, entre autre, de jouer les rebonds des marchés actions ou d’adapter son investissement en fonction de l’évolution de ses objectifs financiers en cours de contrat.

Comment choisir l’assurance vie

  Comment choisir votre contrat d’assurance vie ?
  l’assurance vie, c’est bien connu, l’assurance vie est le placement préféré des Français. Logique, cet outil d’épargne dispose de nombreux atouts. Encore faut-il disposer d’un bon contrat. Il en existe des centaines sur le marché, qui sont loin de tous se valoir. Voici les huit critères qui vous aideront à trier le bon grain de l’ivraie. Imparable.
  
D’abord, il faut choisir un contrat adapté à votre objectif

  Il existe deux types de contrats en assurance vie. On trouve des contrats monosupports en euros (ex-contrats en francs) qui, par définition, ne comprennent qu’un seul support financier, essentiellement investi en obligations d’Etat. Avec ce type de contrat, le capital versé est garanti, les intérêts obtenus sont définitivement acquis, et le contrat bénéficie chaque année d’un taux minimum garanti par l’assureur. Objectif affiché du contrat en euros : la sécurité du capital et un rendement régulier dans le temps (en moyenne 4,5 % en 2002).

Autre type de contrat : le multisupport qui comprend à la fois un support en euros identique à celui du contrat en euros, mais aussi des supports financiers investis en actions, obligations ou titres immobiliers, dont la valeur varie au gré des marchés financiers. Hausse, baisse… Ce choix de contrat est décisif, ne faîtes pas erreur sur la marchandise. Sans oublier qu’on peut souscrire autant de contrats que l’on veut.

De la souplesse avant tout

  Un bon contrat d’assurance vie n’entrave pas votre liberté d’épargnant. Concrètement, le sésame se nomme le “contrat à versements libres” qui permet aussi d’effectuer des versements réguliers (dits “programmés” dans le jargon), avec la possibilité de les arrêter et reprendre quand bon vous semble. Cette liberté, c’est aussi le montant de versement minimum exigé par l’assureur, à l’ouverture et en cours de route. Il doit être en adéquation avec vos possibilités financières, sachant que certains contrats s’ouvrent avec moins de 100 euros.

Autre point clé, votre contrat doit autoriser les rachats partiels sans pénalité et les avances. Enfin, concernant les contrats multisupports, les conditions d’arbitrage doivent être le plus souple possible. Gare aux restrictions dans certains contrats. Seule la lecture des documents contractuels vous éclairera sur tous ces points.

Et il y a 4 critères permettant de mieux choisir votre contrat:
1,Frais de gestion
  Les frais de gestion sont importants : ils sont déduits de votre placement généralement chaque année, sur le montant de votre placement. Ces frais viennent donc réduire la rémunération de votre placement.

2,Frais sur les versements
  Les frais sur les versements sont les plus importants. C’est en effet une déduction directe de votre versement. Des frais de versement à 3% signifie que sur 1000 €uros versés, seulement 970 €uros seront placés… difficile d’avoir un bon rendement dans ces conditions… dés la première année… De plus en plus fréquemment, les assurances vien appelées nouvelle génération, car en ligne sur Internet, proposent des contrats assurance vie sans frais sur les versements. Ces contrats ont de loin notre préférence. 

3,Frais d’arbitrage
  Les frais d’arbitrages vous seront comptés lorsque vous changerez de supports ou unités de compte. Vous décidez de vendre un fonds pour en achter un autre… dans ce cas, vous paierez des frais d’arbitrages. A vous de connaître la fréquence d’arbitrage que vous souhaitez effectuer…

4,Fonds en €uros
  Comme tout épargnant averti, vous n’allez pas investir tout votre capital sur un fonds à risque. Le placement garanti passe par un fonds monétaire appelé fonds €uros. Certes, son taux de rémunération est assez faible, mais les sommes placées sur ce fonds ne peuvent pas perdre de la valeur. Il est donc important de vérifier que le fonds €uros de votre contrat d’assurance vie soit accessible : peu de frais et un rendement honarable par rapport à la concurrence. Sachez que les frais viennent en déduction du rendement… donc n’allez pas vers les fonds €uros proposant le plus fort rendement sans avoir au préalable retirer les frais…
Tous les calculs le montrent, les frais jouent le rôle le plus important sur la performance d’un placement sur le fonds €uros d’un contrat assurance vie.

Deux nouveaux contrats d’assurance-vie sans frais d’entrée

Le site Internet Empruntis.com se lance dans la bataille des contrats d’assurance-vie à frais 0%, avec deux nouveaux produits : Epargne Plus et QuestAssur Vie.

En dehors de son activité bien connue qu’il exerce depuis l’année 2000, à savoir, la sélection et le courtage de crédits immobiliers, le site empruntis.com a aussi pour activité la distribution d’assurances dommages, de produits de défiscalisation et d’investissement immobilier. Il propose désormais une nouvelle activité, l’assurance-vie

Deux contrats à frais d’entrée 0%
“Epargne Plus” (dont l’assureur est ACMN Vie) et “QuestAssur Vie” (qui a pour assureur E.Cie Vie, la compagnie spécialisée sur les contrats Internet du groupe Generali) sont des produits accessibles, respectivement à partir de 750 euros et de 1.000 euros.

Pour les versements suivants, un minimum de 45 euros (”Epargne Plus”) ou de 75 euros (”QuestAssur Vie”) est suffisant.

Traits communs : 0% de frais sur versements, 0,60% de frais de gestion annuels pour le fonds en euro de chaque contrat, mais alors que “Epargne Plus” ne prélève que 0,60% de frais de gestion annuels sur les supports financiers en unités de compte, “QuestAssur Vie” demande 0,80% de frais par an sur ces supports.

“Epargne Plus” dispose d’une offre plus complète en gestion libre : 117 supports contre 62 pour “QuestAssur Vie”. Ce dernier reprend la main en gestion profilée avec un nombre de supports profilés plus importants.

Au niveau des taux garantis minimaux des fonds en euro, “Epargne Plus” va jusqu’à 6% si l’assuré opte pour une formule profilée prudence ou équilibre, laquelle implique, tout de même, d’investir 60% en unités de compte (formule prudence) ou 80% en unités de compte (formule équilibre), ce qui minimise fortement l’intérêt des 6% garantis.

Côté arbitrages, c’est-à-dire si vous décidez de passer d’un support financier à un autre, chez “Epargne Plus” c’est gratuit du fonds en euro vers des supports en unités de compte et réciproquement ainsi qu’entre supports en unités de compte à condition de ne pas faire faire plus de 10 opérations par an.

Le contrat “QuestAssur Vie” offre des arbitrages illimités gratuits du fonds en euros vers les supports en unités de compte. Mais réciproquement ainsi qu’entre supports en unités de compte chaque arbitrage est payant forfaitairement à hauteur de 15 euros.

“QuestAssur Vie” reprend l’avantage en offrant trois options de gestion automatisées : arbitrages mensuels programmés du fonds en euro vers les unités de compte, sécurisation des plus-values (à partir de 5% de gains des unités de compte vers le fonds en euro) et dynamisation annuelle des plus-values (du fonds en euro vers un à trois supports en unités de compte au choix ). ”Epargne Plus” propose le rééquilibrage gratuit chaque trimestre en fonction d’une répartition prédéfinie des supports financiers ou selon l’allocation initiale par l’assuré.

Pour le reste (possibilités d’avances et de retraits) ces deux contrats offrent toutes les facilités des contrats modernes: retraits sans frais et sans contrainte ainsi que des avances jusqu’à 60% de la valeur d’épargne. Les bénéficiaires désignés sont, cependant, mieux protégés avec le contrat “Epargne Plus” qui leur apporte une garantie supplémentaire en cas de décès accidentel de l’assuré. Ils peuvent percevoir un capital majoré de 50%.
La définition d’un profil d’investisseur

Le site empruntispropose à chaque internaute de remplir en quelques minutes un court questionnaire afin de déterminer son profil d’investisseur et de lui proposer pour chacun des deux contrats l’offre financière qui lui convient le mieux en fonction des réponses qui ont été faites par cet internaute. Ainsi, un internaute jugé “modéré” se verra offrir le choix entre le profil prudence de “Epargne Plus” ou le profil équilibre de “QuestAssur Vie”. A un investisseur qualifié de “audacieux” sera proposé le profil équilibre de “Epargne Plus” ou le profil dynamique de “QuestAssur Vie”.

Après avoir consulté une présentation comparative des deux offres qui lui sont faites, l’internaute peut décider de souscrire en ligne, de parler au téléphone avec un conseiller, de recevoir un dossier par courrier, de consulter plus de détails sur chacun des deux contrats qui lui sont proposés…. ou simplement réfléchir et comparer les offres avec les nombreuses autres propositions qui existent.

Source lesechos.fr/patrimoine/assurance

L’avis de blog mutuelle : L’assurance vie est actuellement un des placements qui rapporte le plus. Les taux de rendements moyens avoisine le plus souvent les 4%..En cette époque où la conjoncture economique semble hésitante, le contrat d’assurance vie se positionne comme une valeur sure de placement.
N’hésitez pas à me contacter en passant par la page “contacter blog mutuelle” pour réagir ou me poser vos questions sur ces placements.

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Assurance vie-Pour les familles-2

ASTUCIEUSE pour transmettre davantage à son conjoint
” Avec l’assurance-vie, on peut augmenter le patrimoine transmis au conjoint, en lui donnant davantage que ce à quoi il a normalement droit. Avec une limite cependant : les primes versées ne doivent pas être excessives par rapport au patrimoine du défunt, l’assurance-vie n’ayant pas pour vocation de vider la succession de sa substance “, explique Gaultier Lauriau, directeur de la cellule patrimoniale chez Aviva. ” Si l’assurance-vie est souscrite avant soixante-dix ans et si l’assuré est en bonne santé, nous estimons qu’il peut donner jusqu’à 50 % de son patrimoine par ce canal à son conjoint survivant “, poursuit-il. Dans la simulation ci-dessous, réalisée par Aviva, cela fait plus que doubler la part du conjoint, qui passe de 90.000 euros à 240.000 euros.

·Supposons un couple marié avec deux enfants. Le mari dispose d’un patrimoine propre de 360.000 euros.
1/ Si la succession n’a pas été préparée.

Au décès de monsieur, madame peut recevoir en pleine propriété un quart (sauf option pour l’usufruit total) de l’actif successoral, soit 90.000 euros.

2/ S’il existe une donation entre époux.

Au décès de monsieur, madame peut recevoir en pleine propriété un tiers de l’actif successoral, soit 120.000 euros.
3/ S’il y a une donation entre époux et une assurance-vie.

Il existe une donation entre époux et monsieur a versé 180.000 euros sur un contrat d’assurance-vie. Ce dernier étant ” hors succession “, l’actif successoral passe de 360.000 à 180.000 euros. Madame peut recevoir : les capitaux de l’assurance-vie (180.000 euros) et le tiers de l’actif successoral (60.000 euros), soit 240.000 euros.
POSSIBLE pour cotiser après soixante-dix ans

Les primes versées sur un contrat d’assurance-vie après soixante-dix ans, sont soumises aux droits de succession, au-delà d’un abattement unique de 30.500 euros à partager entre tous les bénéficiaires - seules les primes sont éventuellement taxables, les revenus ou produits du contrat ne le sont pas. Avec la loi Tepa, les personnes nouvellement exonérées de droits de succession (conjoint, partenaire de pacs ou frères et soeurs cohabitant) ne supportent plus aucune fiscalité sur les sommes reçues, qu’elles aient ou non été versées après soixante-dix ans. Surtout, l’abattement de 30.500 euros à partager entre les différents bénéficiaires, ne l’est désormais plus qu’entre ceux qui sont imposables. Si le conjoint et les deux enfants par exemple sont bénéficiaires, l’abattement ne se partage plus en trois comme par le passé, mais en deux : au profit des deux enfants seulement. ” C’est une très bonne chose, cette nouvelle règle augmente la part d’abattement des bénéficiaires non exonérés et diminue en conséquence les droits qu’ils ont à payer “, fait valoir Christine Valence, ingénieur patrimonial chez BNP Paribas Banque Privée.

Assurance vie-Pour les familles-1

Pour tous les décès survenus depuis le 22 août 2007, les droits de succession ont purement et simplement été supprimés pour le conjoint, le partenaire de pacs et les frères et soeurs cohabitant. Pour ne pas pénaliser l’assurance-vie, ces mêmes personnes ont été exonérées de taxes normalement dues sur les capitaux-décès. Pour elles, la taxe de 20 % au-delà de l’abattement de 152.500 euros par bénéficiaire disparaît. De plus, les droits de succession normalement dus sur les primes versées après soixante-dix ans et qui excèdent 30.500 euros (pour la communauté des bénéficiaires, voir ci-dessous) sont également supprimés pour les conjoints, les pacsés ou les frères et soeurs cohabitant. Sur le plan purement fiscal, l’assurance-vie ne présente donc pas d’intérêt particulier pour les couples mariés ou pacsés (mais elle conserve son attrait juridique.

INDISPENSABLE pour les enfants au-delà de 150.000 euros
Les enfants, eux, ne paient désormais des droits de succession qu’au-delà d’un abattement réévalué à 151.950 euros au 1er janvier 2008 (150.000 euros depuis le 22 août 2007 et 50.000 euros avant). Pour les petites successions et tant que la part de chacun des descendants est inférieure à ce nouveau seuil, l’assurance-vie est neutre. En revanche, dès que les sommes à transmettre dépassent 151.950 euros par enfant, il est alors indispensable de souscrire à leur profit un contrat d’assurance-vie, pour qu’ils profitent simultanément de l’abattement des droits de succession (151.950 euros) et de celui de l’assurance-vie (152.500 euros). Chaque enfant pourra alors recevoir 304.450 euros en totale franchise d’impôt. Plus la succession est importante, plus l’assurance-vie redevient intéressante. ” A partir de 526.762euros de part taxable par enfant, le taux d’imposition passe de 20 % à 30 % en matière successorale, contre un taux fixe de 20 % en assurance-vie… “, fait valoir Philippe Baillot, directeur de BRED Banque Privée.

IRREMPLAÇABLE pour tous les autres
L’assurance-vie reste fiscalement imbattable pour tous les autres bénéficiaires. ” Concubin, petits-enfants, frères et soeurs, neveux, nièces, personnes sans lien de parenté avec le défunt. Bref, pour tous ceux qui bénéficient d’abattements successoraux dérisoires au regard de celui de l’assurance-vie et, au-delà, d’un barème d’imposition plus élevé que les 20 % pratiqués en assurance-vie “, note Gaultier Lauriau, directeur de la cellule patrimoniale chez Aviva. ” Pour 200.000 euros transmis à un non-parent - à un concubin par exemple -, celui-ci devra payer des droits de succession à hauteur de 119.042 euros, contre une taxation plus modeste de 9.500 euros seulement dans le cadre de l’assurance-vie… “, calcule Xavier Blanc-Bernard, juriste patrimonial chez Robeco Banque.

INÉGALABLE pour répartir librement son patrimoine
Attention aux confusions ! Ce n’est pas parce que les conjoints, les partenaires de pacs ou les frères et soeurs cohabitant sont désormais exonérés de droits de succession qu’ils peuvent recevoir davantage. Juridiquement, le partenaire d’un pacs n’est pas un héritier. Pas davantage qu’un concubin, qui lui, en plus, ne dispose d’aucune exonération fiscale. Pour qu’ils puissent recevoir tout ou partie de la succession, celle-ci doit être préparée et un testament doit être rédigé en leur faveur. Plutôt que de céder à ces formalités très solennelles et parfois impressionnantes, certains préféreront souscrire une assurance-vie. Ce sera beaucoup plus simple en termes de formalités et il suffira de désigner le concubin ou le partenaire de pacs comme bénéficiaire. Le raisonnement est le même si l’assuré souhaite avantager ses petits-enfants, ses frères et soeurs, neveux, nièces ou toutes les personnes sans lien de parenté avec lui.

C’est la raison pour laquelle l’assurance-vie garde tout son attrait.
Elle bénéficie en effet d’un régime juridique bien particulier : ” Elle est hors succession. ” Elle n’est pas prise en compte dans le calcul des biens du défunt, soumis ensuite à partage. Elle permet donc de sortir des biens de la masse successorale, pour les répartir librement et sans avoir à respecter les règles et autres quotas successoraux, notamment pour transmettre davantage à des héritiers ou à des personnes qui n’ont aucun droit comme des tiers ou des concubins.

Assurance-vie : Combien peut-on transmettre ?la fin des “acceptations sauvages” qui bloquaient le contrat

Tout dépend à qui on donne. Si c’est à ses héritiers légaux, la voie est libre. Sinon, et surtout s’il s’agit de grosses sommes, attention aux contentieux. D’autant qu’il n’existe pas de montant forfaitaire prédéfini. Ni la loi, ni les tribunaux, ni les ministres de l’Economie successifs - qui sont pourtant régulièrement interrogés sur ce thème par le biais des questions au gouvernement -, n’ont avancé de montant précis. Chaque cas est unique, disent les professionnels. Tout dépend de la situation de famille et de fortune du souscripteur.

« Le contrat d’assurance-vie permet de gratifier au-delà de la quotité disponible ordinaire ou spéciale entre époux », fait valoir, Me Martine Blanck-Dap, avocat associé chez Lefèvre Pelletier & Associés. « L’assurance-vie étant hors succession, les règles de la réserve ou de la quotité disponible ne s’appliquent pas. Il est possible par exemple d’amputer une part de la réserve des enfants pour la donner via l’assurance-vie au conjoint survivant, qui, du coup, recevra davantage que ce à quoi il aurait normalement eu droit. Avec une limite cependant, celle de la règle dite des primes manifestement exagérées », confirme Arlette Darmon, notaire associé au groupe Monassier.

Pour éviter le contournement systématique des règles successorales, le législateur a en effet prévu des garde-fous : les sommes versées sur le contrat d’assurance-vie ne doivent pas être « manifestement exagérées » au regard des facultés du souscripteur, sinon elles peuvent être réintégrées à la succession. Cette règle ne s’applique pas automatiquement : les héritiers qui se sentiraient lésés doivent saisir les juges qui décident du caractère exagéré ou non des primes versées.

Avec la loi du 17 décembre 2007, l’assuré garde dans tous les cas la main sur son contrat d’assurance-vie. Plus personne ne peut, et surtout pas le bénéficiaire désigné, l’empęcher d’utiliser son contrat, de retirer des sommes ou de demander des avances.
C’est un verrou qui saute. Un des ces mécanismes dont on ne voyait plus trčs bien l’utilité et qui pouvait męme mettre l’opération d’assurance en péril : la possibilité pour le bénéficiaire d’un contrat d’assurance-vie d’accepter le contrat derričre le dos de l’assuré. Tout bénéficiaire désigné a en effet la possibilité légale d’accepter le contrat, généralement par l’envoi d’un courrier ŕ l’assureur. Jusqu’alors, personne n’informait l’assuré de cette acceptation qui pourtant avait pour lui de lourdes conséquences : il ne pouvait plus changer de bénéficiaire. Pire, l’assuré ne pouvait plus alors utiliser librement son contrat, en retirer des fonds ou demander des avances ŕ l’assureur, sans l’accord exprčs du bénéficiaire. En clair, et en cas de mauvaise entente, l’assuré était purement et simplement dépossédé de son contrat et prisonnier de la bonne volonté du bénéficiaire !

Quand tout allait bien dans les familles, le bénéficiaire qui acceptait une assurance-vie ouverte ŕ son profit le faisait avec l’assentiment du souscripteur. Mais tout pouvait se gâter. ” Les acceptations faites dans le dos du souscripteur sont souvent le fait de conjoints pręts ŕ divorcer (pour bloquer ŕ son profit, l’assurance-vie de l’autre) ou d’enfants qui jugeant leurs parents trop dépensiers, bloquent ainsi les possibilités de retraits et d’utilisation du contrat par leurs aînés “, explique Gaultier Lauriau, directeur de la cellule patrimoniale chez Aviva. ” Des acceptations sauvages, en somme “, confirme maître Arlette Darmon, notaire ŕ Paris au Groupe Monassier. Il est naturellement des cas oů l’acceptation du bénéfice est utile, notamment pour protéger la personne âgée qui perdant un peu la tęte et risque de se faire abuser par des tiers malveillants.

Le sort des rachats et des avances est scellé

La loi du 17 décembre 2007 (1) est venue mettre fin ŕ ces acceptations indésirées, qui souvent obligeaient le souscripteur ŕ tenir sa clause bénéficiaire secrčte et qui du coup pouvaient poser des problčmes en cas de décčs pour retrouver … les bénéficiaires justement ! L’acceptation du bénéfice d’un contrat doit désormais ętre faite via un avenant tripartite signé par l’assureur, le bénéficiaire et le souscripteur. Du coup, ce dernier est non seulement informé de la volonté du bénéficiaire, mais aussi peut-il s’y opposer, en ne se présentant pas au rendez-vous par exemple ou en refusant de signer.

S’il s’y oppose, il garde la main sur son contrat : possibilité de changer de bénéficiaire, de faire des retraits ou de demander des avances ŕ l’assureur. S’il accepte, la loi, mettant fin ŕ une jurisprudence changeante, en précise désormais trčs exactement les conséquences : le rachat, l’avance ou le nantissement du contrat (pour garantir un pręt par exemple) ne sont possibles qu’avec l’accord du bénéficiaire. Cette nouvelle procédure s’applique aux contrats ouverts aprčs le 18 décembre 2007 et ŕ tous ceux, plus anciens, qui n’ont pas encore été acceptés par le bénéficiaire.

(1) loi du 17 décembre 2007 ” permettant la recherche des bénéficiaires des contrats d’assurance sur la vie non réclamés et garantissant les droits des assurés “, JO du 18 décembre.

Assurance vie : l’encours progresse, pas la collecte

En janvier 2008, les cotisations d’assurance vie et de capitalisation ont baissé de 8 % par rapport au męme mois de l’année précédente.
Avec une collecte brute (sans déduire les prestations versées) d’un montant de 12,5 milliards d’euros, les cotisations d’assurance vie et de capitalisation ont baissé en janvier 2008 de 8 % par rapport ŕ janvier 2007, indique la Fédération française des sociétés d’assurances.

Les fonds en euro tirent encore la collecte

Les versements bruts sur les supports en unités de compte ont fortement chuté ( -35 %) en raison de la mauvaise conjoncture boursičre. Ils représentent un montant de cotisations de 2,4 milliards d’euros. Les cotisations brutes versées sur les supports en euro sont en légčre progression (+ 2 % ) et ils atteignent 10,1 milliards d’euros.

La collecte nette (cotisations- prestations), d’un montant de 5,6 milliards d’euros, est en baisse de 27% par rapport au mois de janvier 2007. Mais, le mois de janvier 2008 est tout de męme la meilleure collecte nette des six derniers mois. Du mois d’aoűt 2007 au mois de décembre 2007 la collecte nette mensuelle était inférieure chaque mois ŕ 4 milliards d’euros.

L’encours des contrats d’assurance vie et de capitalisation (provisions mathématiques et provisions pour participations aux bénéfices), d’un montant global de 1.136 milliards d’euros, progresse, quant ŕ lui, de 6 % durant les douze derniers mois.